Feuille de salades

, par La Potagiste, Mireille

HISTOIRE DES JARDINS A LA FRANÇAISE

caractéristiques :
lignes géométriques symétriques
perspectives
végétaux conduits
jeux d’eau
ordre et puissance : le château (position supérieure des bâtiments)
pas de place à l’exubérance
haies
topiaires
plantes d’orangerie
arbres d’ornement
potager

construits aux 17e et 18e siècles. appelés aussi les jardins classiques
Comme le raconte A. Baraton Jardinier Chef des jardins de Versailles, les jardins étaient conçus pour donner des fêtes au nom du Roi et pour les promenades du Roi.
Les jardins devaient être admirés depuis le château en regardant le coucher de soleil qui embrasait les innombrables vitres du bâtiment ; impression que le bâtiment est recouvert d’or.
Si le Roi au grès de ses humeurs voulait un jardin jaune ou rouge, les jardiniers étaient capables en une nuit de remplacer l’ensemble des plantations par la méthode des pots enfouis dans les parterres encore utilisée aujourd’hui à Versailles.

LE PAYSAGE (avec Gilles Clément)
Tout ce qui nous est perceptible par notre regard donc tout ce que nous voyons ;
et pour ceux qui n’ont pas le sens de la vue tout ce qui leur apparaît à travers les autres sens.
c’est aussi tout ce que l’on conserve dans notre mémoire surtout après avoir fermé les yeux et bouché nos oreilles.
c’est une impression personnelle qui dépend de notre culture de notre manière de regarder de voir et de percevoir. Interprétation personnelle et culturelle donc difficile à expliquer à des personnes de culture différente et même à des personnes proches car cette vision implique l’affectif : la dimension personnelle prime.
c’est quelque chose que l’on regarde qui est passif

LE JARDIN c’est un rêve une vision utopique. on le dessine, on le protège et on l’organise en fonction de la manière dont on voit le monde. Les jardins sont habités de paysages qui changent au fil du temps en fonction des personnes qui s’y retrouvent. Souvent clos, où l’on cultive des végétaux utiles ou d’agrément.
Il accueille les plantes, les animaux l’homme et ses rêves. une promenade. La tradition exclut du jardin toutes les espèces vivantes qui échappent au contrôle du jardinier ; Avec l’écologie cette vision change on s’intéresse à la nature dans son ensemble et non au jardin. Oiseaux, fourmis, champignons, insectes et graines n’ont aucune frontière tout est habitable.

je préfère être jardinière que paysagiste

INTERPRETATION OBJECTIVE (matérialité)
INTERPRÉTATION SUBJECTIVE (sensibilité)

ROLES ET FONCTION D’AMENAGEMENT PAYSAGERS
Mission
qualité de vie - social bien être dynamique psychique liberté et éducatif
amélioration du cadre de vie de l’esthétique
amélioration de la qualité de l’air
équilibre écologique (diversité + complexité =stabilité)
coulées vertes (liaisons AP et périphéries couloirs de biodiversité)
rôle économique plus value financière de l’image verte pour le particulier ou la collectivité

Types
PAYSAGE NATUREL
PAYSAGE AMÉNAGÉ
PAYSAGE URBANISÉ urbains péri urbains et paysage d’activité industrielle ou tertiaire

Classification
AP autonomes et collectifs square
AP liés à un équipement sport
AP liés à une infrastructure (route voirie)
AP liés à une zone d’habitation
AP de reconquêtes friches tiers paysage

http://www.gestiondifferenciee.org/IMG/pdf/guide_caue85.pdf

GESTION DIFFÉRENCIEE
techniques de base existantes mise en place autrement raisonnées et appliquées en surmontant les barrières des habitudes et des lieux communs les plus rassurants.
Pensée en mouvement, pensée planétaire et tierce pensée ;)
ne pas traiter d’une manière uniforme toutes les surfaces d’herbes dans les parcs et jardins

EMERGENCE 1960 SUR un modèle horticole avec les avancées technologiques et la surface des zones à entretenir qui augmentent
mise en évidence de la fracture Nord Sud dégradation environnementale POLLUTION
Europe consommation et l’Afrique pauvreté ECARTS ECONOMIQUES
un moyen d’optimiser le temps, le planning des agents et l’utilisation du matériel.

MÉTHODOLOGIE
Systèmes d’Informations Géographiques SIG Cartographie codification

La mise en place de la gestion différenciée implique une connaissance de l’ensemble du patrimoine à gérer.
Un inventaire permet :
• de connaître les surfaces à entretenir (inventaire quantitatif).
• de connaître les caractéristiques de chaque site (inventaire qualitatif - ambiance identité du site)

Connaissance du patrimoine :
•lister et nommer les différents espaces de la commune,
• leslocaliser sur plan,
• les classer par typologie
• mesurer les surfaces (ex : surface du terrain de foot, surface de pelouse ...)

Connaissance de la charge d’entretien :
• tâche d’entretien,
• fréquence,
• matériel utilisé

Avant de travailler par site, la définition des objectifs à atteindre permet d’en avoir une vision globale à l’échelle de la commune.
Ces objectifs peuvent être intégrés aux documents d’urbanisme (PLU Plan Local d’Urbanisme) (Ligne de conduite : outils de gestion du sol propre à un site qui prend en compte la gestion du sol, du patrimoine)

Codification
Il s’agit de traduire les objectifs fixés en un classement des espaces publics à partirdes inventaires selon l’image et le rendu
souhaité.
Le classement définit une répartition des espaces verts suivant un entretien basé sur des critères différents.
Après la définition des codes, il est nécessaire de définir pour chaque classe qu’elles sont les tâches d’entretien à réaliser, de quelle façon, à quelle fréquence. Ce travail
est à mener avec les jardiniers qui ont la connaissance de terrain (de prestige, jardinés, rustique, naturels

Communication et suivi

La communication vers les habitants est un travail d’équipe entre élus et agents.
C’est aussi un des piliers de la réussite de la
gestion différenciée. Elle suppose la considération, et surtout la participation active detous. Il s’agit davantage de convaincre que
de réglementer, de créer une dynamique
sociale
La gestion différenciée est une volonté d’éco-citoyenneté et de cohésion de service. Formation et participation des agents, volonté politique et sensibilisation et information des habitants

SUIVI
réintégrer les objectifs fixés à la première étape,,
• compiler les résultats, (émergence de nouvelles espèces)
• réajuster les pratiques, (nouveaux comportements de la part du public)
• faire connaître les résultats aux élus, agents et habitants (Enquête de satisfaction, économie, insatisfaction ou dysfonctionnements…)
. inscrire la démarche dans le temps

DEVELOPPEMENT DURABLE
1992 Sommet de la Terre de Rio de Janeiro 178 pays acceptent un engagement pour le 21e siècle : Agenda 21
Prendre soin de la Nature (les sols, les forêts et l’eau) en minimisant son empreinte écologique
Prendre soin de l’Humain (soi-même, la communauté et les générations futures)
Partager équitablement ( créer de l’abondance, limiter la consommation, redistribuer les surplus).

Cette démarche implique alors de reproduire OU RESTAURER, GÉRER ET PROTÉGER des écosystèmes écologiquement, économiquement et socialement viables (durabilité).... en s’inspirant de la nature.

ObjectifS
ENVIRONNEMENTAUX
préserver et enrichir la biodiversité des espaces naturels,
• limiter les pollutions : intrants phytosanitaires,bâches plastiques et tissées,
gérer les ressources naturelles valorisation des déchets verts, économie de la ressource en eau,...

SOCIAUX
améliorer le cadre de vie des habitants, en mettant à leur disposition une diversité d’espaces,
éduquer le grand public à l’environnement,
• favoriser l’autonomie des agents

CULTURELS
• valoriser l’identité des paysages communaux
• mettre en valeur les sites de prestige et patrimoniaux,
• diversifier et transmettre le savoir-faire et l’art du jardinier

ECONOMIQUES
Faire face à des charges de fonctionnement de plus en plus lourdes dues à l’augmentation dessurfaces,
• optimiser les moyens humains matériels et financiers,
• maîtriser les temps de travaux
• adapter le matériel (faucheuse, broyeur…)

TRAMES VERTES ET BLEUES

2007 Le Grenelle Environnement est un ensemble de rencontres politiques organisées en France visant à prendre des décisions à long terme en matière d’environnement et de développement durable, en particulier pour restaurer la biodiversité par la mise en place d’une trame verte et bleue et de schémas régionaux de cohérence écologique,

ensemble des maillages des corridors environnementaux
mis en place pour faciliter les échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces sauvages aussi à retrouver le « bon état écologique » ou le « bon potentiel » des eaux de surface ; ce réseau doit aussi permettre et faciliter le déplacement des espèces sauvages et des habitats naturels, face au changement climatique.
La partie « verte » correspond aux milieux naturels et semi-naturels terrestres et la composante « bleue » fait référence au réseau aquatique et humide (fleuves, rivières, zones humides, estuaires…).

ECOSYSTÈME DU JARDIN biodiversité complexité… stabilité nourriture abris reproduction
ensemble de la biocénose (les vivants) et de la biotope (environnement)
systèmes d’échanges de matières et d’énergie micro écosystèmes arbre mort, l’éco système étang, macro écro système (biome) la mer le monde
réseau trophique
producteurs primaires végétaux (autotrophe) … nourriture aux consommateurs primaires mangés par les prédateurs et supers prédateurs
Décomposeurs qui désagrègent la MO
phyto = végétaux phage qui mangent phytophage qui mangent des végétaux

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Politiques ENVIRONNEMENTALES

ZONE NATURA 2000 Ministère de l’écologie du développement durable et de l’énergie
ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats

Site protégé Parc Livradois Forez Puy de Pileyre-Turluron Billom Puys volcaniques distant de 4 km. Le comté de Turluron est une des cinq divisions administratives du comté d’Auvergne à l’époque Carolingienne ;

LA FORÊT DE la Comté (Vic le Comte) est aujourd’hui classée Natura 2000 et reconnue par l’inventaire des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F.)
source sur le site http://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/listeSites

ANNEE DU SOL 2015
Organisation des Nations Unies (FAO Food and Agriculture organisation)
Des mesures urgentes s’imposent pour améliorer la santé des ressources en sols de la planète qui sont limitées, et arrêter leur dégradation afin que les générations futures puissent répondre à leurs besoins en nourriture, en eau, en énergie et en matières premières »

agenda 21 plan d’action pour le 21 e siècle adopté par les chefs d’états sommet de la Terre Rio 1990
ce plan décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales
Recommandations politiques environnementales et sociales - pour les jardiniers la gestion différenciée

ZNIEFF Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique
inventaire scientifique d’un secteur particulièrement intéressant en écologie

ENS Espaces Naturels Sensibles
site naturel menacé rendu vulnérable par des perspectives d’urbanisation, de développement économiques, par des risques de pollution, voire une fréquentation touristique importante. OU FRAGILISÉ par l’état d’abandon

PLU Plan Local d’Urbanisme remplace le POS (Plan Occupation des SOls) outils de gestion du sol qui organise le cadre de vie à l’intérieur d’une commune (Comcom) Règlement de l’utilisation du sol, dessine la ville en conciliant intérêts locaux et communaux.